Richard Coeur de Lion fut sacré duc d'Aquitaine à Limoges

Publié le par Christian Bélingard

Medieval, about AD 1250-60 ( British Museum): Richard the Lion Heart

Medieval, about AD 1250-60 ( British Museum): Richard the Lion Heart

Durant la seconde moitié du XIIème siècle, les conflits internes à la famille Plantagenêt se multiplient. En 1173 Aliénor d'Aquitaine s'est elle même rebellée contre son époux Henri II qui la maintient alors prisonnière en Angleterre. Son fils Richard Coeur de Lion, devenu duc d'Aquitaine, s'est fait couronner à ce titre un an plus tôt au cours d'une cérémonie somptuaire en "l'église cathédrale Saint-Etienne" de Limoges.

Un témoin a raconté la scène. Il s'agit d'Hélias ou Elie, chantre de cette cathédrale. Il a écrit en 1213, quatorze ans seulement après la mort de Richard ( survenue à Châlus en 1199), le descriptif complet de la bénédiction.

A l'origine, la cérémonie de sacre des Ducs d'Aquitaine se déroulait dans l'église Saint-Martial. C'est là que les vêtements ducaux et royaux étaient déposés. Mais les évêques de Limoges et le chapitre n'étaient pas autorisés à entrer dans cette église en habits pontificaux sans la permission de l'abbé de Saint-Martial. C'est pourquoi, vers l'an 948, Ebles, évêque de Limoges obtint que la consécration se déroule en la cathédrale Saint-Etienne.

Concernant le sacre de Richard, ce fut l'évêque Gérard-Hector du Cher qui lui mit au doigt l'anneau de Sainte-Valérie, en signe de tradition et d'investiture du duché d'Aquitaine. Il lui ceignit la tête du "cercle d'or" ou couronne ducale, lui remit la lance, l'étendard et l'épée, insignes de sa puissance. Le doyen du chapitre lui chaussa les éperons.

Un des premiers rois et ducs d'Aquitaine connus qui reçurent la même investiture fut Eudes Ier. Celui-ci fit entourer Limoges de murailles, tours et fossés, et renferma dans son enceinte l'église Saint-Pierre du Queyroix. Il fit sculpter les lions de pierre, en hommage au geste du pape Grégoire III qui avait donné des lions en armoiries aux ducs d'Aquitaine ( environ l'an 715).

Source: Revue Anglo-française, Poitiers 1836, tome quatrième, p 192 et sq.

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